Histoire et patrimoine

Venez nous rendre visite

Verteuil sur Charente est situé dans le nord du département de la Charente (16).
La commune s’est construite de part et d’autre du fleuve Charente. Son nom vient du latin Vertolium qui veut dire « Clairière des vertus »

Notre histoire

La commune de Verteuil sur Charente a été créée en 1793. Elle est alors chef-lieu du canton de Verteuil et fait partie du district de Ruffec dans le département de la Charente. En 1801, toujours nommée Verteuil, elle est rattachée au canton de Ruffec. Sa situation est idéale car elle se situe à 40 de km d’Angoulême, à 6 km de Ruffec et à 2 km de la RN 10.

La beauté naturelle du site a poussé la famille De La Rochefoucauld à construire l’un de ses châteaux sur le promontoire surplombant le fleuve. Froissart décrit ce château comme étant « un moult fort chasteau en poictou sur les marches du Limousin et de la Saintonge (1)».

Au pied du château un magnifique moulin à eau toujours en fonctionnement. Celui-ci attire les amoureux des beaux sites.

L’église XIIème renferme une mise au tombeau datant du XVIème siècle. Ce magnifique ensemble, en terre cuite polychrome, est attribué à l’atelier Germain Pilon.

En face sur l’autre rive perdure une partie d’un couvent. Ce bâtiment du XVème, dénommé Couvent des Cordeliers, était le lieu de sépulture de la famille De La Rochefoucauld jusqu’à la révolution.

Verteuil sur Charente possède un riche patrimoine historique et naturel tel que la maison du Sénéchal, ses ruelles pleines de charme, le champ de foire.

Les maisons remarquables de Verteuil

La Sénéchalerie

La Sénéchalerie (7 rue du baril)

Au Moyen-Age cet endroit marque la porte d’entrée de la ville médiévale.

Logis du sénéchal de la châtellenie de Verteuil (XVI/XVIIe). Sous l’ancien Régime le sénéchal exerce les fonctions de juge et il est responsable de la haute, basse et moyenne justice. Cette charge héréditaire reste néanmoins payante et lui est concédée à lui et à sa famille  par la famille de la Rochefoucauld.

La Régie

La Régie générale (48 rue des halles)

Logis XVIe, il abrite le régisseur général qui à partir du XVIIIe siècle remplace le fermier général.

Il est chargé de la bonne intendance financière et matérielle du château et de la châtellenie. Elle restera la demeure des régisseurs du château jusqu’au milieu du XXe siècle.

Le Prieuré (place du temple)

Sorte de petit couvent annexe de l’abbaye de Nanteuil, le prieuré a pour rôle d’une part, de diffuser et maintenir la foi et d’autre part de collecter quelques subsides pour l’abbaye dont il dépend. Son rez de chaussée est d’ailleurs entièrement composé de grandes caves voûtées.

Seuls quelques moines 2 ou 3 vivaient là à l’origine.

Logis XVIe (10 rue du chateau)

Ce logis marque à l’origine l’entrée dans le parc du château, avec un accès direct aux écuries. Il est en avant-poste du castrum et marque une limite nord du bourg au Moyen-âge. A l’intérieur il conserve, en plus de la tour d’escalier sur rue, un four à pain et deux caves superposées creusées dans le rocher.

Le moulin à tan (impasse des tanneurs)

Situé dans le coeur du village sur un bras secondaire de la Charente partiellement creusé pour alimenter le moulin en question. Ce moulin servira de tannerie et donne son nom à l’impasse.

L’ancienne poste (2 rue du docteur Deux-Després)

Maison bourgeoise de style Belle Epoque, elle abrite à l’origine une pharmacie puis beaucoup plus tard la poste.

La famille Chrétien qui l’a faite construire est aussi à l’origine de l’usine hydro-éléctrique sur la Charente située au moulin Garnaud qui permettra aux Verteuillais de bénéficier de la fée électricité exceptionnellement tôt, dès 1907. Cette usine alimentait également les villages de Chenon, Poursac et Aunac.

La Maison de Charité (4 rue de la fontaine)

Fondée par Louis XIII pour accueillir des populations nécessiteuses de soins divers, cette maison se trouvait dans ce qui fut à l’origine un des quartiers les plus pauvres de la cité, l’Aumônerie.

Elle perd au début du XXe  siècle la tour d’escalier hors oeuvre qui venait se connecter dans le coin qui fait face à la rue de l’Aumônerie. Près de la porte d’entrée on peut encore voire une marche en l’air sous laquelle est sculpté un coeur (photo).

Cette maison appartient à la famille qui a fait don d’une très belle collection d’oiseaux naturalisés à la commune.

L’Auditoire (17 rue des halles)

Ancien auditoire où le sénéchal prononçait la justice, en somme une sorte de tribunal. Le passage suspendu à l’arrière relie l’auditoire à la maison du sénéchal, en évitant soigneusement la rue. Outre le juge, on peut supposer qu’il a permis de faire passer aussi quelques prévenus.

le Palais (lieu dit Le Palais, route de Poursac)

Ancien beau logis hors la ville (XVI/XVIIeme siècle) apparenté à une ferme fortifiée, sur une cour fermée de hauts murs. On y entre par une jolie poterne d’entrée. Cheminées, fenêtres à meneaux, claveaux décorés en nid d’abeille et portes à pilastre constituent encore aujourd’hui les décors de cette belle demeure.

La maison Pascaud et son Kiosque (5 rue des halles)

Grande maison bourgeoise au fond d’une cour sur la rue principale, modifiée à la fin XIXe début XXe siècle pour plus de prestige, par l’ajout d’une terrasse et des deux très hautes élévations de façade en frontons, surmontés de boulets de pierre. Au bout du jardin de cette demeure s’élève encore, même si de nos jours la propriété a été divisée en deux, le kiosque de verre et de structure métallique acheté lors de l’exposition universelle de Paris 1889.

 

Histoire du nom des rues

Pourquoi les avoirs dénommées ainsi ?

Rue de l’Aumônerie :
C’est un nom ancien, qui apparaît sur un plan de la commune datant de 1814.
Cette rue servait d’accès au quartier de l’Aumônerie.

Rue de la Fontaine :
Dans cette rue, il y avait une fontaine avec un lavoir sur un cours d’eau dénommé Le Réveillon.

Rue de l’Oumelet :
Cette rue a reprise le nom du quartier de l’Oumelet. En vieux patois, cela veut dire lieu où il y a des ormeaux.

Avenue du Maine :
Dénomination donnée par les services du cadastre lors de la construction du lotissement

Impasse du Gué :
Autrefois, au bout de ce chemin, il y avait un passage pour traverser la Charente pour rejoindre la chaussée ou le pré du Maine.

Avenue de la Rochefoucauld :
Nom d’un célèbre écrivain auteur des maximes morales, de son vrai nom François Duc de La Rochefoucauld.

Rue des Tuileries
Il y avait des fabriques de tuiles qui alimentaient la commune. (les vestiges d’une villa gallo-romaine ont été repérés sur ce site)

Rue du Docteur Deux Desprès :
C’est le nom du premier Maire de la commune

Impasse des Tanneurs :
Elle doit son nom aux différentes tanneries installées dans cette impasse auprès du moulin qui était une Mégisserie.

Rue du Temple :
Il y avait dans cette rue un temple. Il existe encore des vestiges.

Rampe Abbé Chevalier :
L’Abbé Chevalier est le seul écrivain à avoir écrit deux livres sur Verteuil.

Place du Temple :
C’est là où se trouvait le temple. Depuis elle est plus connue sous le terme « Champ de Foire », car dès la révolution, elle servait lors des foires aux bestiaux.

Ruelle du Prieuré :
La maison « Gai Logis » servait de prieuré.

Rue Saint Médard :
Elle rappelle le nom de l’Eglise

Rue Sainte Agathe :
C’est tout simplement le nom du quartier qui a été repris pour nommer cette artère

Rue des Bouviers :
Les troupeaux empruntaient ce chemin pour aller s’abreuver au bord de la Charente

Rue d’Emprade :
Elle menait à la prairie d’Emprade. Cette rue était empruntée par le troupeaux mis à la vaine pature

Impasse du Bocq :
En patois « la rue des sabots ». On ne pouvait l’emprunter que chaussé de sabots car cette voie était boueuse.

Impasse du Safran :
Sous Louis XIV, Verteuil cultivait des épices dont le safran. La commune était une place importante de la vente du safran.

Impasse des Huguenots :
C’est le chemin qui amenait les huguenots au temple. Elle débouchait juste au-dessus du toit du temple.

Rue des Dolmens :
Si vous prenez cette rue, elle vous amènera au lieudit « Mon Plaisir » sur la commune de Chenon où il y a de magnifiques dolmens.

Place des Acacias :
Elle porte ce nom car quelques arbres qui l’ornent sont des acacias. Mais, elle pourrait s’appeler place Cernunnos, nom du dieu gaulois découvert lors des fouilles de la station d’épuration.

Impasse des sablières :
Ce chemin est devenu une impasse lors de la construction de la voie de chemin de fer. Il permettait de rejoindre les sites d’exploitation des sablières.

Rue de Bellevue :
Venez vous y promenez, vous comprendrez!

Place Grande Ouche
Nom du lieudit sur lequel le lotissement a été construit.

Chemin des Dames :
Il s’est toujours appelé ainsi. Ce que l’on sait, c’est que l’escalier a été construit avant que les rues ne soient goudronnées. Au départ, ce chemin permettait à ces dames de monter au cimetière sans trop salir le bas des robes dans la rue du Temple, car celle-ci était utilisée par les éleveurs.

Ruelle du Sénéchal
Le rôle du Sénéchal était d’encaisser l’octroi lors de l’entrée sur la commune. Le passage supérieur lui permettait de rentrer chez lui avec l’argent récolté.

Rue des Halles
Les halles était installées sur la place de la mairie. Elles ont été démolies  car elles gênaient la circulation dans la deuxième partie du 18ème siècle. Sur l’emplacement la salle des fêtes et l’école ont été construites.

Rue du Château
Cette rue longe le parc et coupe l’allée d’accès du château.

Rue des Douves
Cette rue suit le mur d’enceinte du château. Elle recouvre les anciennes douves

Allée du Moulin
Elle était utilisée par les jardiniers du château pour aller chercher l’eau nécessaire à l’arrosage.

Place de la Mairie
Nom en rapport avec la mairie installée à cet endroit

Rue de la Perche
Aucune explication! Elle s’est toujours appelée ainsi.

Rue Louis Chrétien
Elle porte le nom du pionner de l’électrification de la commune.

Rue des Groies
« Groies » désigne de la pierraille. Celle-ci est omniprésente dans le quartier. Les « Groies » s’appellent de nos jours des platins.

Rue Honoré de Balzac
Cet écrivain a fait naître, dans son roman le Père Goriot, le Comte de Rastignac au château de Verteuil.

Rue de la Tremblaie
Elle porte le nom de la forêt. Elle mène à l’allée d’accès à cette forêt.

La rue du Baril
Au IXème siècle, le mot « Baril » était employé pour définir un sommet, une extrémité. Si nous empruntons cette rue, nous apercevons très vite qu’elle grimpe rapidement jusqu’à l’ancienne ligne de chemin de fer.

Retranscription du Journal La Passerelle, numéros 1 à 5.